Certix n’est pas inscrit sur une liste d’experts judiciaires et ne se présente pas comme expert près une cour d’appel. C’est écrit ici, en haut de page, parce que ce n’est pas une réserve à faire accepter : c’est la condition pour décrire correctement ce que ces interventions sont, et à côté de qui elles se placent.
L’inscription sur liste n’est pas une condition de compétence
En matière civile, l’article 232 du code de procédure civile permet au juge de commettre toute personne de son choix pour l’éclairer par des constatations, une consultation ou une expertise sur une question de fait requérant les lumières d’un technicien. Les listes établies en application de la loi du 29 juin 1971 sont un instrument de sélection à la disposition du juge, non une condition d’exercice.
La précision compte pour une raison concrète : sur les actifs numériques, la ressource inscrite est aujourd’hui rare, et généralement issue de l’informatique générale. C’est un état de fait, appelé à évoluer, pas un argument.
Le régime probatoire, assumé
Un document établi dans ce cadre est un rapport privé. Sa valeur en procédure est connue et fixée. La Cour de cassation, en chambre mixte, l’a énoncée le 28 septembre 2012 : si le juge ne peut refuser d’examiner une pièce régulièrement versée aux débats et soumise à la discussion contradictoire, « il ne peut se fonder exclusivement sur une expertise réalisée à la demande de l’une des parties » (Cass. ch. mixte, 28 sept. 2012, n° 11-18.710, publié au bulletin).
Deux conséquences, et elles gouvernent la manière dont les documents sont rédigés. La pièce doit pouvoir être discutée : elle est donc écrite pour l’être — constatations séparées des appréciations, méthode exposée avant les résultats, limites énoncées avec chaque constatation plutôt que reléguées en fin de rapport. Et elle ne se suffit pas à elle-même : c’est pourquoi les constatations reposent, autant que possible, sur des données publiques qu’un tiers — un confrère, un cohéritier, l’administration — peut recontrôler lui-même à partir des références indiquées.
Aucune mission ne constitue une consultation juridique. L’appréciation, la qualification et le choix de produire ou non demeurent les vôtres.